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Le pays tient debout, la preuve : on débat encore de qui méprise qui

Des armes de guerre aux milices coordonnées avec la police, des agents IA qui écrivent des romans aux jugements confiés aux modèles, la journée dessine une France qui doute de ses institutions et de son éducation. En fil rouge, une même question : qui garde encore le sens critique ?

La journée s'ouvre sur une nostalgie d'ordre, celle de Pierre Jean Duvivier dit Sage, qui regrette l'éducation bourgeoise lyonnaise où l'on ne parlait pas d'argent et où les belles villas du Vieux Lyon se cachaient du regard public. Il y oppose Mc Pao, vu partout sur les plateaux, symbole selon lui d'une société décadente, et range les « influodébiles » parmi les vecteurs de violence, au même titre que les casseurs antifas en manifestation. La charge est rude, l'argument est celui d'un savoir-vivre devenu illisible.

Cette indignation morale débouche logiquement sur la question démocratique : pour le même auteur, la vraie démocratie n'est pas la majorité qui écrase la minorité mais celle qui la protège, et le vote n'est qu'un outil, pas une fin. Un élu qui ignore ce premier principe perd sa légitimité. Jacques ARNAL, de son côté, dénonce dans un titre-fleuve le citoyen et justiciable mis au service de la Justice, de ses fonctionnaires et de ses corporatistes auxiliaires, après un article du Télégramme qu'il qualifie de propagande. Deux façons de dire que l'institution ne se suffit pas à elle-même.

Le thème de l'effondrement revient ensuite par la sécurité. Pierre Jean Duvivier dit Sage évoque l'emploi d'armes de guerre dans nos rues et une alliance documentée entre police et gangs d'extrême droite « qui font le ménage », avant de fustiger un parti qui torche un budget national entre deux verres de whisky nocturnes. Il annonce une ambiance française d'après 2027 peu propice à attirer des gens intelligents. La même inquiétude nourrit son constat sur une civilisation qui donne une telle place à des gens intellectuellement faibles, illustré par une femme niant l'existence de la guerre en Ukraine au nom des « fake news » de son mentor, et par le risque qu'une partie du vote d'extrême droite repose sur une méconnaissance profonde du monde.

Le fil sécuritaire se prolonge avec la vidéo d'un groupe identitaire décrivant à Nice une alliance avec la police pour chasser les Maghrébins, porosité extrême entre miliciens et forces de l'ordre. L'auteur rappelle que « Tajmaat » réunit des commerçants, des ingénieurs, des voisins inquiets pour leurs enfants, pas des casseurs, et interroge un État qui semble avoir choisi l'inaction. Thibaut Schepman relaie de son côté les révélations de Bon Pote sur des milices coordonnées avec la police lors des manifestations du 24 octobre, le ministère de l'Intérieur reconnaissant que des manifestants d'ultradroite ont « cherché l'affrontement ».

À cette confusion s'ajoute la condescendance, que Pierre Jean Duvivier dit Sage analyse comme un vice se prenant pour une vertu : celui qui méprise se croit éclairé, convoquant Platon, Tocqueville, Nietzsche, Hannah Arendt, et rappelant que la démocratie ne suppose pas l'égalité des savoirs mais refuse que la compétence confisque la parole. Le désaccord devient déficience, le vote devient vengeance. La même journée apporte deux piqûres de rappel : Simon Mulquin évoque la récupération de données sensibles via des courtiers de géolocalisation, et François H. dénonce « l'imposture de l'IA » et son mirage, comme un rappel que la technique non plus ne dispense pas de discernement.

Le terrain politique n'offre guère de répit. Pierre Jean Duvivier dit Sage annonce « la trahison finale » et envisage de voter à gauche pour ne pas propulser les médiocres au pouvoir, ou de ne plus voter du tout. Christian luc P. titre « Make Europe Great Again » sur fond d'inéligibilité de Marine Le Pen et de Cour de cassation. Entre les deux, une classe politique sommée de disparaître des radars, entièrement, avec pour certains un passage en prison, et un « reset » suggéré sous forme d'interdiction de se représenter pour quiconque a déjà été élu.

Le même auteur pousse la logique jusqu'au bout : cette classe politique doit disparaître, sans distinguer les étiquettes, RN, LFI, PS ou « bidule et machin », groupes de « lapins crétins » applaudissant des gens qui ont échoué sur tout. Il propose que tous aillent « traverser la rue » et bosser dans la vraie vie, quitte à fixer des règles plus flexibles. La formule est brutale, l'intention est celle d'une table rase assumée.

Puis vient la question de l'État, encore. Pierre Jean Duvivier dit Sage note que la censure sur les réseaux sociaux est justifiée après des vitrines cassées et se demande où elle s'arrêtera, non sans ironie sur le « guide suprême ». Il raconte aussi le gazage volontaire de deux gamines filmé, en soulignant qu'on parle de « petites filles » et non d'ados, et s'inquiète de ce qui se passe quand rien n'est filmé, alors que les résultats contre la drogue se font attendre. La vidéo comme preuve et comme angle mort à la fois.

Le regard se tourne vers l'étranger pour mesurer l'écart. Le Figaro relaie la plainte du maire de Limoges, qui n'a reçu ni appel ni SMS d'Emmanuel Macron après l'incendie de sa mairie, mais un mail de compassion du vice-président américain JD Vance. Juba Tagziria rappelle qu'en Suède un député gagne à peine le double d'un instituteur, sans voiture ni chauffeur de fonction, et paie ses propres repas. Deux façons de poser la même question sur les privilèges et les proximités.

L'IA s'invite partout, y compris là où on ne l'attendait pas. Pierre Jean Duvivier dit Sage détaille un teaser de 30 secondes pour un roman écrit par une IA, « L'Échéance des Justes », publié à raison d'un chapitre par jour : pas d'équipe, pas de caméra, un catalogue de modèles génératifs et FFmpeg, OpenCode et DeepSeek v4.1-Flash en orchestration, un MCP pour fal.ai, dix plans en 1080 × 1440, une coupe toutes les 2,6 secondes, pour environ 12 USD réels. Il avoue aussi que la passion des débuts sur Amstrad CPC 464, à 11 ans, s'est éteinte : automatiser des agents IA n'a pas la saveur du premier scrolling en assembleur.

Le reste du jour confirme que la technique avance plus vite que les garde-fous. Radoslav Krehlik signale des pirates ayant compromis 42 véritables dépôts GitHub appartenant à 11 propriétaires légitimes, dans le cadre de la campagne de ver npm « testmetest » ciblant les développeurs. Eric Djavid raconte avoir transformé son Mac en entreprise de sept employés IA. David J. L. Bongard relaie, via Le Temps, la chute du niveau éducatif en Israël, où « presque la moitié de la population a un niveau digne du tiers-monde », menace pour l'économie.

Les infrastructures numériques ont leurs propres zones grises. Maria Kolomychenko raconte qu'un cadre supérieur russe, prenant au pied de la lettre la plaisanterie selon laquelle l'État devrait rejoindre les développeurs de VPN s'il ne peut les battre, s'est retrouvé dans une situation embarrassante face à Roskomnadzor. Camille Roux annonce que Claude Code passe en multijoueur avec Delta. Vincent Champain relaie trois découvertes majeures annoncées par OpenAI, couvrant les mathématiques, l'informatique et la théorie quantique des champs.

Reste la géopolitique qui s'invite dans le débat intérieur. Djoomart Otorbaev observe que l'entreprise chinoise de verre Hengxinfeng exploite les troubles en France pour une campagne promotionnelle virale, publicité la plus puissante et la plus gratuite. Pierre Jean Duvivier dit Sage note que Mbappé s'est fait engueuler pour avoir traité Mao de dictateur, rappelant que les grands massacreurs communistes restent des vaches sacrées, et que certains manifestants français se baladent avec le drapeau soviétique. Dr. Iliya Sarsembaev raconte enfin un navire de la flotte fantôme russe transportant du carburant sous sanctions, longeant tranquillement les côtes danoises comme un touriste en short.

Les plumes de cette édition

Les plumes et les voix croisées dans cette édition :

Synthèse éditoriale produite avec l’assistance de DeepSeek à partir des publications listées ci-dessus.

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