Repartage — contenu de Maxime GONZALEZ
On en est donc là. Une application chinoise qui vient nous expliquer qu’il faut faire attention à ce qu’on publie en France. 😂
Ce matin, je veux publier une vidéo sur TikTok.
Rien de politique. Rien de polémique.
Juste une histoire personnelle, un hommage à un ami disparu avec qui j’avais développé mon premier jeu vidéo.
Et là, TikTok m’affiche ce message :
🚨 « La situation évolue rapidement dans ton pays. Fais attention à ce que tu publies. »
Pardon ? 🙄
Alors, je trouve la situation assez savoureuse.
Une plateforme appartenant à une entreprise chinoise, pays dont le régime est particulièrement connu pour son contrôle de l’information, qui vient nous mettre en garde sur ce qu’on publie en France.
Niveau ironie, on est plutôt bien.
Mais derrière le sourire, je trouve ça franchement inquiétant.
Parce que ce message ne sort pas de nulle part.
En France, les discussions autour du contrôle des réseaux sociaux, de leur éventuel blocage et de la modération des contenus prennent une tournure de plus en plus sérieuse.
Évidemment, personne ne conteste la nécessité de lutter contre les appels à la violence.
Mais à quel moment passe-t-on de la protection des utilisateurs au contrôle de ce qu’ils peuvent exprimer ?
Et surtout, qui décide de la frontière ?
Un gouvernement ?
Une entreprise privée ?
Un algorithme ?
Je suis développeur depuis bientôt 20 ans. J’ai toujours vu Internet comme un formidable espace de création, de partage et de liberté.
Un endroit où deux gamins pouvaient décider de créer leur propre jeu vidéo parce qu’ils n’étaient pas contents des règles d’un autre.
Aujourd’hui, avant même de publier cette histoire, une plateforme me rappelle de faire attention à ce que je raconte.
Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait bizarre.
Et quelque part, le plus inquiétant, ce n’est peut-être pas le message.
C’est qu’on risque de finir par trouver ça normal.
Vous en pensez quoi ? Simple prévention ou symptôme d’un Internet qui change profondément ?
Sources LinkedIn
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Maxime GONZALEZ (LinkedIn)

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