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Sergio Marchionne a souvent déclaré que ses études de philosophie lui avaient appris à penser différemment.

Repartage — contenu de Mathias O.

Sergio Marchionne a souvent déclaré que ses études de philosophie lui avaient appris à penser différemment.

Pour lui, la philosophie structure l'esprit, enseigne la rigueur intellectuelle, le doute méthodique et la capacité à analyser des situations complexes sous un angle critique.

Il ne gérait pas seulement des usines ou des bilans comptables à court terme. Il anticipait les grands bouleversements sociétaux et l'impact des inégalités sur la consommation globale.

Il comprenait que détruire le modèle social de la classe moyenne revenait, à terme, à tuer le marché.

Le volume fait vivre l’industrie, le pays et permet à des millions d’Européens de se déplacer librement.

Si les ouvriers, les employés et les fonctionnaires n'ont plus les moyens de s'acheter une simple auto de segment A comme la Panda, c'est tout le système industriel de masse qui s'effondre.

Sergio Marchionne rappelait une vérité élémentaire d’économie politique : sans classe moyenne solvable, il n’y a plus de marché de masse, et sans marché de masse, l’automobile européenne – et la mobilité qu’elle permet – se transforment en privilège.

C’est ce que nous observons aujourd’hui.

Sur la liberté de mobilité, le constat est factuel. Une voiture thermique reste aujourd’hui, pour une grande partie de la population, le moyen le plus flexible, le plus rapide et souvent le moins cher de se déplacer hors des grandes métropoles densément desservies.

Les contraintes réglementaires et fiscales qui s’accumulent sur ce segment touchent directement cette liberté, plus que symbolique.

Sources LinkedIn

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