Repartage — contenu de Thierry Weber
Le gang Akira réclame une rançon pour les données de plus de 100 000 employés et anciens employés de la Confédération. Elles ont fuité chez PK Softech, un fournisseur de logiciels pour caisses de pension qui travaille pour Publica.
Le fichier contient noms, dates de naissance, numéros AVS, salaires, adresses. Pour une partie des personnes, il ajoute les coordonnées bancaires, le conjoint et les enfants. L'employeur est identifiable, y compris pour les collaborateurs qui travaillent sous identité de couverture pour fedpol ou pour le renseignement. Le SRC a suspendu certaines opérations à l'étranger.
Cette dernière ligne est la plus lourde. Une identité de couverture est un dispositif opérationnel. Sa valeur tient au cloisonnement entre le nom d'emprunt et l'employeur réel. Dès que ce lien atterrit dans une base commerciale, la personne devient traçable avec une adresse et un numéro AVS.
La question qui me gêne est plus banale. Pourquoi un éditeur de logiciel de caisse de pension détenait-il l'employeur, le conjoint, les enfants et le compte bancaire de cent mille personnes dans la même table ? Le calcul de la rente justifie chaque champ pris séparément. Le défaut est dans l'agrégation.
Payer ne protège personne. Le paiement achète du silence, et les fichiers restent chez Akira.
Source : https://lnkd.in/enEVnDh6
Sources LinkedIn
- Conversation LinkedIn : voir la publication
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Thierry Weber (LinkedIn)

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