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La mesure, l’équilibre et la conscience qu’une parole publique a un poids bien au-delà des jeux médiatiques ne sont pas seulement une nécessité : ce sont des exigences morales et républicaines.

La mesure, l’équilibre et la conscience qu’une parole publique a un poids bien au-delà des jeux médiatiques ne sont pas seulement une nécessité : ce sont des exigences morales et républicaines.

Les politiciens « à la Trump », les Retailleau — véritable Rantanplan du #RN —, les Ciotti et autres cadres du #RN manient la parole publique comme des explosifs qu’on balance sur un groupe ou sur un autre, en fonction de ce qu’on imagine que les gens en face veulent entendre. Et encore, ce n’est même pas certain.

La première responsabilité d’un homme d’État est de comprendre que sa parole est aussi importante que ses actes.

C’est encore mieux lorsque les deux sont cohérents.

C’est ce que Macron, à mes yeux, n’a jamais véritablement compris et ce qu’une grande partie des extrêmes a, au contraire, parfaitement intégré. Parfois même un peu trop.

Car les mots ne sont jamais anodins.

Une parole peut tuer.

Une parole peut réconforter.

Une parole peut redonner espoir.

Elle peut apaiser une foule ou attiser sa colère.

Réconcilier des individus ou dresser des peuples les uns contre les autres.

La parole est à la fois la plus douce des caresses et l’une des armes les plus redoutables qui soient.

Et celui qui prétend gouverner sans comprendre cela n’a pas compris l'essentiel de la responsabilité politique.


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