Repartage — contenu de Jérôme Pauzat
La cérémonie organisée hier à Trappes en hommage à Pengo Bossio Wangi, victime d'un attentat raciste, en dit long sur l'état de notre pays.
On aurait pu imaginer un rassemblement transpartisan autour d'une dénonciation unanime du racisme mais il n'en fût rien.
On aurait pu imaginer que toutes les chaînes d'information diffusent ce moment nécessaire pour la survie de notre République, mais il n'en fût rien.
La politique, l'idéologie et la perspective de la présidentielle ont prevalu sur nos valeurs republicaines et sur le principe d'égalité, sacré dans tout Etat de droit qui se respecte
Absents et présents hier soir ont confirmé les divisions tenaces de la classe politique française, ce qui interroge à six mois des élections présidentielles qui consacrera le ou la représentante d'un seul bloc.
Au-delà, une question vertigineusene concerne le positionnement réel de nos concitoyens par rapport au racisme, à l'antisémitisme et au masculinisme qui atteignent des niveaux inquiétants en France si on suit les sondages, les commentaires sur les RS ou les prises de paroles publiques de personnes de la société civile sur les forums organisés par différents medias.
Une chose est certaine, une bonne partie d'entre eux est réceptive à la publicité aujourd'hui licite des concepts de priorité nationale, de remigration ou de grand remplacement, pourtant contraires à notre Etat de droit mais que développent sans vergogne nombre de personnes publiques.
Les raccourcis entre immigration et insécurité autrefois proscrits sont aujourd'hui légion et autorisés par certains journalistes au mieux taisants au pire acquiesçants.
Nous sommes sur une pente dangereuse et nous glissons de plus en plus vite vers la fin de la démocratie libérale. Le partage injuste des richesses, la pratique verticaliste et présidentialiste de la constitution sont des catalyseurs de ce glissement. Et le débat national se passe desormais dans la rue et sur les RS, faute de dialogue social et de débat politique dignes de ce nom.
Le sursaut politique attendu par celles et ceux qui croient encore à la démocratie ne passera pas par l'éclosion d'une personnalité providentielle. Il ne pourra résulter que d'un retour citoyen aux fondamentaux qui ont accompagné l'essor de la République dans notre pays et que d'une réforme de notre Constitution et de nos institutions pour les adapter aux réalités sociales, démographiques, techniques, juridiques, économiques, climatiques et environnementales du 21ème siècle.
#racisme #politique #réforme
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Sources LinkedIn
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Jérôme Pauzat (LinkedIn)

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