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Repartage — contenu de Général Jean Pierre Meyer

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#renseignement 👉 Le brouillard de la guerre ne s’est pas dissipé. Il a changé de nature. Des siècles durant, le chef a manqué d’informations. Il risque désormais de s’y noyer. Imagerie satellitaire accessible à tous, vidéos géolocalisées, flux continus des réseaux… L’Ukraine a montré depuis 2022 ce que les sources ouvertes peuvent révéler d’un théâtre, presque en temps réel. C’est cette mutation qu’analyse Karima Bouaiss, professeur agrégé des universités, dans une contribution de grande qualité pour le Cercle K2.

Trois enseignements pour quiconque porte ou a porté des responsabilités de commandement :

1. L’IA est un multiplicateur de puissance, pas un substitut au discernement.

2. La démocratisation déplace l’équilibre stratégique. Ce qui était l’apanage des États est à portée d’une PME, d’une ONG… ou d’un adversaire.

3. Ne pas confondre les ordres.

À travers la grille d’André Comte-Sponville, l’auteure rappelle que la technique ne doit jamais commander au droit, à la morale et à l’éthique. Laisser l’algorithme dicter la décision, ce serait céder à ce que le philosophe appelle la barbarie.

Le militaire y reconnaîtra un principe fondateur de son métier. On délègue une tâche, jamais une responsabilité. Radio, radar, satellite, drone… chaque rupture a promis la transparence du champ de bataille. Aucune n’a rendu inutile le chef qui juge, décide et assume.

L’IA accélère le cycle du renseignement. Elle n’en déplace pas le centre de gravité : l’homme.

Merci à Karima Bouaiss pour cette réflexion exigeante. Pour lire sa tribune, c'est ici https://lnkd.in/eckyRvbn

Kévin Dumoux Krys Pagani Jean-Michel ICARD

Sources LinkedIn

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