La vidéo du débat est ici :

Jacques Baud revendique une posture d’« analyste stratégique » et s’appuie sur son passé institutionnel pour donner à ses thèses une apparence de rigueur. C’est précisément là que se loge le biais d’autorité : un vernis de crédibilité qui permet de faire passer des affirmations absolues (“jamais”, “aucune”, “l’OSCE n’a rien vu”) là où les meilleures sources disponibles montrent au contraire un faisceau convergent d’implication russe dans le Donbass dès 2014. Ce n’est pas un débat de récits : ce sont des documents, des missions d’observation, des enquêtes judiciaires, des images satellites, des rapports onusiens et des analyses militaires traçables.

Le point de bascule est simple : l’assertion “pas de troupes russes / pas d’armes russes / l’OSCE n’a rien observé” est contredite par (i) le rapport OHCHR sur Ilovaïsk qui rapporte que le Bureau du Procureur de la CPI examine des éléments pointant vers un engagement militaire direct russo‑ukrainien et l’existence d’un conflit armé international parallèle “au plus tard dès le 14 juillet 2014”, tout en mentionnant des “influx” allégués de troupes/véhicules/armements depuis la Russie (OHCHR Ilovaïsk, 2018).

Deuxièmement, l’argument négatif “l’OSCE n’a pas vu” est méthodologiquement malhonnête (ou incompétent) dès lors qu’on lit les rapports : l’OSCE/SMM a documenté systématiquement des restrictions d’accès, refus, menaces, entraves techniques qui dégradent précisément la capacité d’observer là où la preuve serait la plus décisive.

Troisièmement, quand Baud minimise les livraisons d’armes, l’affaire MH17 ruine le discours “aucune livraison”. Le ministère public néerlandais/JIT indique que le Buk TELAR provient d’une unité des forces armées russes (53e brigade) et que cette conclusion découle d’investigations comparatives approfondies ; le Dutch Safety Board conclut que le crash a été causé par un missile Buk tiré depuis l’est de l’Ukraine.

Enfin, l’Union européenne ne “sanctionne” pas Baud pour une querelle de style : dans l’acte juridique de désignation, l’UE le décrit comme “mouthpiece for pro‑Russian propaganda”, l’accusant de diffuser des théories complotistes (dont l’idée qu’“Ukraine orchestrated its own invasion in order to join NATO”) et de participer à des activités d’information manipulation and interference visant la stabilité/sécurité de l’Ukraine.

J’ai eu le plaisir de débattre directement avec M. Jacques Baud et Jacques Baud a confirmé l’ensemble de ses biais en nuançant certains propos qu’il avait dans le passé malgré tout.

Méthode et cadre probatoire

Principe de base

L’objectif n’est pas “d’avoir raison contre Baud” : c’est d’exhiber un mécanisme.

Baud utilise des absolus (“jamais”, “aucune”, “l’OSCE n’a rien vu”) et des glissements (“observé” → “existant/inexistant”, “localisation” → “attribution”, “débat juridique” → “autorisation morale”), puis se retranche derrière une posture d’expert.

Hiérarchie des sources et notation

Je reprends la grille :

A+ = sources judiciaires/enquêtes pénales multinationales (JIT MH17), rapports ONU/OHCHR, OSCE (SMM/OM), résolutions ONU ;

A = analyses militaires de référence méthodées (p.ex. RUSI), documents officiels OTAN/UE ;

B = OSINT reproductible (Bellingcat, Forensic Architecture) ;

C = presse de référence rapportant des faits vérifiables ;

D = sources militantes (utiles seulement comme pistes).

Sur “pas de livraisons d’armes russes en 2014”

« … il n’y avait pas en 2014 de livraison d’armes. » (Transcription du débat, 00:11:17)

Sur “pas de troupes russes engagées dans le Donbass”

« … Mais il n’y a pas eu de troupes russes engagées dans le Donbass. » (Transcription du débat, 00:52:10)

Sur la disqualification des preuves OSINT (stratégie “décrédibiliser sans réfuter”)

« Tout ça a été débunké depuis très longtemps. » (Transcription du débat, 00:51:40)

Sur l’argument négatif lié à l’OSCE (déni + resserrement opportuniste)

« Je n’ai jamais dit ça. Arrêtez d’inventer ça. C’est faux… » (Transcription du débat, 00:23:36) et dans une autre séquence où la discussion porte sur les convois : « Ne le dit pas. Le drapeau de l’OSCE… On ne le dit pas… » (Transcription du débat, 01:13:58)

Réfutation sourcée des thèses structurantes de Baud

Thèse centrale : “pas de troupes russes dans le Donbass avant février 2022”

Ce que Baud affirme (écrit + débat) Dans une note CF2R, Baud écrit sans nuance : « il n’y a jamais eu de troupes russes dans le Donbass avant le 23‑24 février 2022 ». Et dans votre débat : « … il n’y a pas eu de troupes russes engagées dans le Donbass » (00:52:10). (Transcription du débat, 00:52:10)

Pourquoi c’est intenable (sources A+) Le rapport OHCHR sur Ilovaïsk (événements d’août 2014) cite explicitement le Bureau du Procureur de la CPI : il indique que des informations disponibles (dont des échanges de tirs inter‑États sur des positions militaires et des détentions de militaires russes, etc.) pointent vers un engagement direct entre forces russes et forces ukrainiennes et suggèrent l’existence d’un conflit armé international “au plus tard dès le 14 juillet 2014”, en parallèle du conflit non international. Le même rapport mentionne en outre que l’intensité des combats à Ilovaïsk a été attribuée à des “influx” allégués de troupes, véhicules et armements depuis la Fédération de Russie.

Ce que cela démontre Baud demande au lecteur d’avaler un absolu (“jamais”) alors que les sources onusiennes rapportent une lecture juridico‑factuelle inverse : internationalisation (au minimum partielle) dès l’été 2014. Ici, ce n’est pas une “opinion occidentale” : c’est l’ONU relayant l’examen CPI, et décrivant des flux de renforts russes.

Incertitudes honnêtes (et pourquoi elles ne sauvent pas Baud) Oui, l’OHCHR rapporte des éléments “alleged” et discute d’un examen CPI : cela laisse des marges sur effectifs exacts, chaînes de commandement détaillées, rythme des rotations. Mais cela suffit largement à faire exploser la formule de Baud (“jamais”), qui est une prise de position catégorique en contradiction avec des signaux A+.

Thèse‑parapluie : “l’OSCE n’a rien vu” (donc “il n’y a rien”)

Ce que Baud affirme Baud écrit : « les observateurs de l’OSCE n’ont jamais observé la moindre trace d’unités russes opérant dans le Donbass ». Dans votre débat, quand l’argument est mis en cause, il adopte une posture de déni offensif (« Je n’ai jamais dit ça… », 00:23:36) tout en revenant à une lecture restrictive (“l’OSCE ne dit pas…”) lors d’une discussion sur des convois (01:13:58). (Transcription du débat, 00:23:36 ; 01:13:58)

Pourquoi c’est une erreur de méthode (sources A+) L’OSCE/SMM a publié des rapports thématiques montrant qu’elle subissait des refus d’accès, des restrictions conditionnelles, des retards, des menaces, et des entraves techniques (dont brouillages). Ces restrictions touchent massivement les zones non contrôlées par Kyiv et les zones sensibles (frontière, dépôts, axes), exactement là où l’observation directe serait déterminante. Conclusion : l’absence d’observation n’a pas la valeur logique de “preuve d’absence” quand l’observateur documente lui‑même qu’on l’empêche d’observer.

Et quand l’OSCE “voit”, elle voit quoi ? (sources A+) L’OSCE/SMM a observé des convois militaires non marqués transportant de l’artillerie (howitzers) et des systèmes de roquettes (MLRS) à Donetsk en novembre 2014. Même sans estampiller juridiquement l’“origine nationale” de chaque véhicule, ce constat détruit la fable d’un Donbass “sans logistique lourde extérieure” et rend grotesque l’idée qu’on puisse conclure “donc il n’y a rien”.

Autre pièce OSCE souvent oubliée (et très utile contre Baud) L’OSCE Observer Mission aux checkpoints russes (Donetsk/Gukovo) a rapporté des convois russes franchissant la frontière : par exemple un convoi de 220 véhicules entrant en Ukraine via le Donetsk BCP en septembre 2014. Dans votre débat, Baud tente de rabattre ce fait sur la rhétorique “humanitaire / drapeau OSCE / CICR” (01:13:58). Or, même quand un convoi est déclaré “humanitaire”, cela ne prouve pas l’absence de logistique militaire ailleurs, et surtout cela ne transforme pas l’OSCE en capteur omniscient (elle observe des points précis, pas toute la frontière).

Thèse : “pas de livraisons d’armes russes” (et “les rebelles s’arment par défections”)

Ce que Baud affirme (écrit + débat) Dans sa note, Baud écrit : « on n’observe aucune livraison d’armes et de matériels militaire de Russie » et explique que « les rebelles sont armés grâce aux défections ». Dans votre débat : « … il n’y avait pas en 2014 de livraison d’armes » (00:11:17). (Transcription du débat, 00:11:17)

Réponse courte, brutale, judiciaire (A+) : MH17 Le ministère public néerlandais (dossier MH17) rapporte que le Buk TELAR utilisé pour abattre le vol MH17 provenait de la 53e brigade de missiles antiaériens (forces armées russes, basée à Koursk), conclusion issue d’une investigation comparative extensive. Le Dutch Safety Board conclut que l’avion a été détruit par un missile Buk (warhead 9N314M) tiré depuis l’est de l’Ukraine. L’effet logique est simple : même si des défections ont existé, elles n’expliquent pas l’acheminement et l’emploi d’un système Buk lié à une unité russe, cœur du dossier MH17.

Réponse OSCE (A+) : artillerie/MLRS en convois non marqués Les spot reports OSCE/SMM de novembre 2014 documentent des convois non marqués incluant howitzers, MLRS, et même des caisses de munitions observées sur des camions. Ici encore, Baud vend un “zéro livraison” pendant que l’OSCE décrit des mouvements de matériel lourd.

Réponse satellite (A) : OTAN/Allied Command Operations L’OTAN a publié fin août 2014 des images satellites indiquant des unités d’artillerie automotrice russes opérant en Ukraine et établissant des positions de tir dans la zone de Krasnodon. Pour une publication, ces visuels OTAN sont des “pièces à insérer” : une capture d’écran du briefing OTAN + la légende officielle suffisent à neutraliser l’argument “on n’a rien vu”.

Réponse OSINT (B) : quand Baud dit “dé-bunké”, il fait souvent l’économie du fond Bellingcat a produit des enquêtes documentant, par sources ouvertes, la présence de matériels et de personnels liés à des unités russes (ex. 200e brigade motorisée séparée) dans le Donbass en 2014. Bellingcat a aussi publié un rapport sur l’origine de tirs d’artillerie, exploitant des images satellites (trajectoires, cratères, etc.). Forensic Architecture reconstruit Ilovaïsk via enquête visuelle et méthodes (dont machine learning) pour rechercher des preuves d’implication militaire russe. Dans le débat, la phrase « Tout ça a été débunké… » (00:51:40) est typique : une disqualification générale remplace une réfutation point par point. (Transcription du débat, 00:51:40)

Thèse : “40% de milices / 102’000 mercenaires étrangers (Reuters) armés et formés par l’Occident”

Ce que Baud affirme (écrit) Baud écrit : « En 2020, elles constituent environ 40% des forces ukrainiennes et comptent environ 102’000 hommes selon Reuters. Elles sont armées, financées et formées par les États‑Unis, la Grande‑Bretagne, le Canada et la France. »

Pourquoi c’est une construction fragile (et rhétoriquement utile au Kremlin) La thèse sert un objectif narratif : requalifier l’Ukraine en “régime de milices/mercenaires”, donc délégitimer l’État ukrainien et normaliser l’idée que la Russie ne ferait que “réagir” à un monstre artificiel créé par l’Occident. C’est un trope central de la propagande russe (“Ukraine = marionnette occidentale + extrémistes”). L’UE souligne d’ailleurs que Baud diffuse des narratifs pro‑Kremlin et des théories complotistes (dont l’idée qu’Ukraine aurait “orchestré” sa propre invasion pour rejoindre l’OTAN).

Le problème probatoire Baud empile plusieurs sous‑affirmations (proportion, effectifs, composition “essentiellement” étrangère, financement/armement/formation par plusieurs pays) mais ne démontre pas son calcul dans la note : il invoque “Reuters” comme sceau d’autorité. Or, sans la chaîne méthodologique (définitions, périmètre “forces ukrainiennes”, inclusion/exclusion garde nationale, réserves, police, territoriale, etc.), le chiffre devient un simple projectile rhétorique.

Ce que l’on peut dire solidement sans sur‑promettre Oui, il a existé des bataillons volontaires, des unités problématiques, des extrémistes à la marge – et des débats réels. Mais Baud ne prouve pas que ces forces “mercenaires” représentent 40% de l’appareil militaire ukrainien au sens opérationnel. Et surtout : même si ce chiffre était vrai, il ne démontrerait pas l’absence d’implication russe (c’est un écran de fumée).

Thèse : “massacre / attribution univoque des victimes civiles à l’Ukraine” et usage du terme “génocide”

Ce que Baud affirme (écrit) D’une part, il parle du Donbass comme d’une population “massacrée par son propre gouvernement” et écrit que l’UE “n’a pas réagi lorsque l’Ukraine bombardait sa propre population dans le Donbass”. D’autre part, il écrit explicitement : « Que le terme de “génocide” s’applique aux exactions subies par les populations du Donbass est une question ouverte… »

( Dans le débat M. Baud nie avoir employé ou écrit le terme « génocide ».)

Pourquoi c’est (au mieux) un glissement, (au pire) une rationalisation Le mot “génocide” n’est pas un adjectif émotionnel : c’est une qualification juridique dépendant notamment d’une intention spécifique. Quand Baud écrit “question ouverte”, il fabrique une zone grise politiquement utile : elle permet de faire passer le récit russe de “protection” de populations menacées (et, en 2022, la justification de l’invasion au nom d’un prétendu “génocide”). Le discours officiel russe invoquait d’ailleurs “humiliation and genocide” pour le Donbass dans l’allocution du 24 février 2022.

Ce que disent les institutions pertinentes (A+) Dans l’affaire Ukraine c. Fédération de Russie, l’ICJ a ordonné des mesures conservatoires le 16 mars 2022 ; le dossier porte précisément sur l’utilisation par la Russie de la Convention sur le génocide comme justification. Autrement dit : l’usage politique du terme “génocide” comme permis de tuer n’a pas été “validé” comme justification.

Sur les chiffres de victimes civiles (A+) : le piège “localisation → attribution” Pour réfuter proprement le type de tableau “80%”, il faut rappeler la règle : le lieu d’un décès n’identifie pas automatiquement l’auteur du tir (direction, type de munition, position des pièces, etc.). Surtout, l’OHCHR fournit une base de référence robuste sur les victimes civiles liées au conflit avant 2022 et montre une dynamique temporelle : le pic est en 2014‑2015, puis une baisse massive les années suivantes, ce qui est incompatible avec la rhétorique d’un “massacre continu univoque” utilisé pour soutenir une thèse de génocide.

Thèse : “Minsk = affaire purement intérieure” (et la Russie “refuse d’être partie”)

Ce que Baud affirme (écrit) Baud écrit que la Russie refusait d’être partie car il s’agissait “d’une affaire intérieure à l’Ukraine”.

Pourquoi l’argument ne prouve rien (et comment le retourner) Le Conseil de sécurité de l’ONU a endossé Minsk II via la résolution 2202 (2015) en réaffirmant la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et en approuvant l’“Ensemble de mesures” adopté à Minsk. Le fait que Moscou se présente comme “médiateur” est une stratégie de positionnement, pas une preuve d’absence d’implication. Et surtout, quand un acteur est suspecté (et documenté) comme apportant troupes/armes/commandement, la question cesse d’être “interne” au sens politique : elle devient une question d’internationalisation au sens du DIH, ce que l’OHCHR discute en citant la CPI.

Chronologie 2014–2022

  • Avril 2014 : l’OHCHR décrit l’escalade et la prise de contrôle par des groupes armés, dans un contexte où la frontière et les flux deviennent structurants.
  • Juillet 2014 : selon la CPI (citée par l’OHCHR), des informations pointent vers un engagement direct russo‑ukrainien et un CAI parallèle “au plus tard dès 14 juillet 2014”.
  • Août 2014 (Ilovaïsk) : mention d’“influx” allégués de troupes/véhicules/armements depuis la Russie ; épisode pivot de l’internationalisation.
  • Août 2014 (OTAN/ACO) : publication d’images satellites sur des forces de combat russes en Ukraine (Krasnodon). (À intégrer visuellement : capture écran de l’article OTAN + vignettes images).
  • Septembre 2014 (OSCE OM) : convoi russe de 220 véhicules franchissant un checkpoint vers l’Ukraine. (À intégrer : capture spot report OSCE OM).
  • Novembre 2014 (OSCE SMM spot reports) : observations de convois non marqués avec howitzers/MLRS et caisses de munitions.
  • 2015 (RUSI) : analyse structurée des opérations et de la présence/engagement russes (mi‑2014 → début 2015).
  • 2014–2021 (OHCHR victimes civiles) : base de référence sur les victimes civiles liées au conflit avant 2022 ; baisse majeure après 2014‑2015.
  • Février 2022 : la Russie invoque publiquement la rhétorique “genocide” pour le Donbass ; l’ICJ ordonne ensuite des mesures conservatoires dans l’affaire liée à la Convention sur le génocide.

La liste des régiments russes en Ukraine en 2015 a été faite par un certain Igor Sutyagin, ancien responsable de l’académie des sciences de Moscou :

Article content
Liste des régiments russes combattant en Ukraine dans le Donbass en 2015

la sanction n’est pas un “avis”, c’est la conséquence d’un pattern

Le mécanisme Baud est récurrent : absolutiser, puis nier, puis décrédibiliser (le “débunké”), puis déplacer (vers les milices, vers le ressentiment, vers l’Occident) – tout en gardant un avantage rhétorique grâce au prestige de la fonction passée.

Or, sur le cœur du sujet (Donbass 2014–2022), les sources A+/A accumulées ne laissent pas place au confort d’une “guerre civile pure” : l’OHCHR rapporte une lecture CPI compatible avec un engagement direct dès 2014 et mentionne des flux de renforts russes ; l’OSCE documente des entraves (donc on ne peut pas transformer “pas vu” en “donc pas”), tout en observant des convois lourds ; l’OTAN publie des images satellites ; MH17 fournit un pivot judiciaire sur l’acheminement et l’origine d’un système Buk lié à une unité russe.

Dans ce contexte, l’acte juridique de l’UE n’est pas une lubie : il inscrit Baud comme acteur/réseau de “information manipulation and interference”, le décrivant comme “mouthpiece for pro‑Russian propaganda” et citant explicitement un exemple de théorie complotiste relayée (Ukraine qui “orchestrerait” sa propre invasion). Autrement dit : les sanctions visent un comportement informationnel de déstabilisation, et la démonstration par les sources sur le Donbass montre pourquoi, sur le fond, il n’est pas un simple “dissident” : il est un multiplicateur de narratifs dont la fonction est d’inverser l’agresseur et le agressé.

Bibliographie exhaustive des sources utilisées (titres + URLs)

Textes et rapports ONU / OHCHR (A+)

OSCE (A+)

MH17 (A+) : enquête et éléments officiels

OTAN (A) : imagerie satellite 2014

Analyses militaires (A)

OSINT / enquêtes indépendantes (B)

ONG droits humains (A/B selon usage)

Droit international : ICJ / Minsk (A+)

Russie : discours officiels (A)

Union européenne : sanctions (A+)

Sources Baud (primaires, utilisées pour établir ses assertions)

Presse suisse sur les sanctions (C – contexte, non probatoire sur Donbass)

Source primaire

  • Transcription du débat PJ ↔ Jacques Baud de Youtube directement.