Repartage — contenu de Jérémy Lacoste
On dépense 300 milliards de dollars par an en IA. Et la moitié vient uniquement de 2 % des entreprises.
On est loin de l'image de l'IA pour tous: il y a ceux qui en parlent. Et ceux qui la pratique à très haute intensité donc.
Nicholas Bloom (Stanford) et des économistes de la Banque d’Angleterre viennent de publier l’une des plus grosses enquêtes sur l’IA en entreprise : près de 9 000 dirigeants, 7 pays.
Le narratif dominant veut que l’IA soit devenue une dépense de masse. Sauf que non. C’est une dépense de niche, cachée derrière une adoption de masse.
❄️ Aux États-Unis, les entreprises prévoient environ 2 000 $ par salarié en 2026, soit le prix d'un abonnement Claude Max.
Très joli sur le papier.
Surtout que ça ne dit rien finalement de la qualité du livrable produit.
❄️ 98 % des entreprises dépensent donc la moitié de ces 150 milliards.
Traduction: l'investissement moyen par salarié doit donc ne pas dépassé celui d'une licence basique.
❄️ Côté emploi, l’effet net est quasi nul sur trois ans. Et les dirigeants n’attendent pas de séisme pour la suite.
Autrement dit: les licenciements à cause de l'IA, c'est encore majoritairement de la pipe.
❄️ Côté productivité, les gains sont réels mais modestes : environ +0,75 % par an attendus aux US sur les trois prochaines années.
On a donc trois labs (OpenAI, Anthropic, Google) qui vendent à une poignée de très gros clients. Un oligopole de l’offre face à un oligopole élargi de la demande.
Le risque est double.
Pour les labs : si quelques acheteurs lèvent le pied, tout le marché tousse.
Pour tous les autres : les gains de productivité suivront l’argent.
L’écart entre ceux qui intègrent l’IA dans leurs process et ceux qui ont juste un abonnement va se creuser.
L'étude ici ➡️ https://lnkd.in/eQnaGZ_d
Sources LinkedIn
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Jérémy Lacoste (LinkedIn)

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