Certains événements actuels me rappellent, par certains aspects, ce que j'ai vu lors du #Maïdan ukrainien.
Attention, les contextes historiques, politiques et institutionnels sont profondément différents.
La France de 2026 n'est pas l'Ukraine de 2014, et il serait absurde de prétendre le contraire.
Mais pour avoir côtoyé de près ceux du Maïdan, je retrouve un mécanisme qui m'inquiète particulièrement : la rupture progressive entre une partie de la population et les forces de l'ordre.
Au Maïdan, j'ai vu comment la colère contre la police pouvait se transformer en une haine profonde, jusqu'à ne plus considérer les policiers d'en face comme des individus, mais comme les représentants d'un pouvoir devenu l'ennemi.
Nous n'en sommes pas là en France.
Mais certains signaux méritent d'être pris au sérieux.
Les rapprochements entre certains policiers et des mouvances d'extrême droite, évoqués et documentés ces derniers jours, ajoutent une dimension politique préoccupante à des affrontements qui devraient rester étrangers aux clivages partisans.
Le tout dans un climat de défiance profonde envers un pouvoir dont la parole ne semble plus porter auprès d'une partie croissante de la population.
Ce qui m'inquiète, ce n'est pas que la France reproduise le Maïdan.
Les situations ne sont pas comparables à ce point.
C'est que certains mécanismes de radicalisation, de déshumanisation de l'adversaire et de rupture de confiance puissent conduire à une escalade que plus personne ne maîtrise.
Et cela ne sent franchement pas bon. Pour personne.
À mes yeux, Emmanuel Macron et son gouvernement devraient désormais envisager leur départ comme une issue politique permettant de sortir de cette crise et de préserver l'ordre public.
Car lorsqu'un pouvoir devient lui-même un facteur de cristallisation des tensions, la question de son maintien mérite au minimum d'être posée.
Et avant tout, il faut éviter que la confrontation politique ne se transforme en affrontement durable entre la population et ceux qui sont chargés de la protéger.
Sources LinkedIn
- Conversation LinkedIn : voir la publication
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)

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