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C’était la nuit du 25 au 26 octobre 2014. Un gendarme mobile lancait une grenade dans le noir et tuait dans le dos un manifestant écologiste.
Il y a 12 ans que Rémi Fraisse, 21 ans, étudiant en botanique et manifestant pacifique, a été tué en venant à Sivens, dans le Tarn, pour un grand rassemblement visant à sauver une zone humide majeure d’un projet de barrage.
La mort de Rémi Fraisse demeure un traumatisme pour toute une génération de militants écologistes.
Pour nous aussi, à Reporterre, ça a été un tournant. Un an à peine après la création de notre média, c’était la première fois que nous étions au cœur d’un sujet d’une telle ampleur. C’était aussi la première fois depuis 1976 et Vital Michalon que la violence de l’État pour imposer des projets conduisait à la mort d’un défenseur de l’environnement.
Si nous osions espérer que Sivens marquerait un point final aux méthodes violentes et dangereuses de l’autorité publique, c’est tout l’inverse qui s‘est produit depuis.
Car Sivens a été en réalité un terrain d‘expérimentation de la mise en œuvre d’un ordre sécuritaire et violent, au service des aménageurs et des possédants.
Un point d’étape, dans l’histoire longue de la militarisation du maintien de l’ordre qui rejoint directement cet automne. Et sur lequel nous avons décidé de revenir aujourd'hui ➡️ https://lnkd.in/eUCvCm8j
Sources LinkedIn
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Reporterre (LinkedIn)

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