Repartage — contenu de Tanguy Saïas
DesignSquad®, c’est la fin.
3 ans plus tard : la vérité qui pique 🪦
Il y a 3 ans, je lançais DesignSquad® avec une idée simple : du design no bullshit. Un abonnement, des briefs illimités, des livraisons rapides, zéro slide de stratégie, et un prix qui ne fait pas pleurer.
Et ça a marché. Plus de 1 000 briefs livrés. +60 clients incroyables. Une équipe que j'adore.
Sauf qu'entre temps, Claude, Chat GPT, etc. sont arrivés.
Le constat est cruel : notre créneau, c'était exactement le leur. Du rapide, prix hyper compétitif, "fais-moi juste un truc propre pour demain". Une IA à 20 balles par mois, dispo à 3h du matin, qui ne dit jamais non, c'est dur à battre.
On n'est pas les seuls. Une étude 2024 Harvard / Imperial College a montré que les missions freelance de graphisme ont perdu 17 % de demande après l'arrivée des générateurs d'images. Et c'était il y a deux ans ! Aujourd'hui, 60 % (contre 40 % à la dernière mesure) des développeurs font eux-mêmes du design, selon Figma.
Plus récemment c’est Getty Images qui se plaçait en faillite.
Pendant un an, on s'est battus avec un positionnement "Made by Humans", zéro IA générative, 100 % interne. J'y crois toujours. Mais les chiffres sont têtus : 70 % de CA et 80 % d'inbound en moins.
Le plus dur, c'est la valeur perçue. Le client ne compare plus ton travail à celui d'une autre agence, il le compare à un prompt. On a dû baisser nos prix. Encore et encore.
Alors j'ai pris une décision. La plus dure depuis que j'entreprends.
Parce que derrière, il y avait des humains. Des gens brillants, que j'ai dû laisser partir alors qu'ils n'avaient rien à se reprocher. Ça, ça pique.
Mais à un moment, s'acharner devient de l'ego. J'ai choisi d'arrêter de nager à contre-courant.
Est-ce que le métier de designer est mort ? Non. Je pense même l'inverse :
👉 L'IA produit vite, mais pas bien toute seule. Selon Adobe, 57 % des créateurs estiment que ses rendus demandent des retouches moyennes à lourdes. Quelqu'un doit avoir l'œil.
👉 Le goût devient la compétence rare. Celui qui sait dire "non, pas ça", qui comprend une marque, une cible, une hiérarchie visuelle. L'IA mérite d'être guidée pour produire du beau. C'est là que se logera notre expertise.
L'exécution se commoditise.
La direction artistique et le jugement sont seuls à garder un peu valeur.
Les agences qui s'en sortiront proposeront un vrai 360 : en amont (stratégie, direction créative) comme en aval (production, diffusion, performance) en high-ticket.
Plus juste "des maquettes livrées en 48h".
Bref, j'ai beaucoup appris. Sur le marché, sur le design, sur moi.
De nouveaux projets arrivent très bientôt 👀
Merci au squad. Daria, Maelyss, Antoine, ainsi qu’à tous nos clients.
On se retrouve de l'autre côté 🙂
Sources LinkedIn
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Tanguy Saïas (LinkedIn)

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