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Et si le véritable problème du complotisme était aussi ceux qui prétendent le combattre ?

Et si le véritable problème du complotisme était aussi ceux qui prétendent le combattre ?

Cest la thèse provocatrice de Kurtis Hagen, philosophe américain, dans son ouvrage Conspiracy Theories and the Failure of Intellectual Critique, publié par les Presses de l'Université du Michigan en 2022.

Son constat est assez dévastateur : une partie des recherches scientifiques sur le complotisme serait elle-même biaisée, construite sur des présupposés qui conduisent systématiquement à discréditer ceux qui contestent les récits officiels.

Autrement dit, on ne cherche plus toujours à savoir si une théorie est vraie ou fausse, mais pourquoi celui qui y croit aurait un problème psychologique.

Hagen rappelle pourtant une évidence : les complots existent, l'histoire en est remplie, et soupçonner les puissants de conspirer nest pas en soi une pathologie.

Cela ne signifie évidemment pas que toutes les théories du complot sont fondées, mais quelles doivent être examinées individuellement, sur leurs preuves, et non disqualifiées par principe.

Et cest là que le sujet devient politiquement passionnant.

À partir du moment où le doute devient suspect, où contester la version officielle vous transforme en malade ou en extrémiste, ce n'est plus le complotisme qu'on combat : cest l'esprit critique quon commence à étouffer.

La science doit examiner les hypothèses, pas distribuer des certificats de conformité intellectuelle.

Et cela vaut aussi pour ceux qui voient des complots partout.

Source : Kurtis Hagen, University of Michigan Press, 2022.

(lien en commentaire).

Sources LinkedIn

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