Repartage — contenu de Nathalie DREAN 📌💡🎓
On confie aux enseignants l’avenir de nos enfants.
Pourquoi leur reconnaissance semble-t-elle si souvent facultative ?
Le visuel oppose la rémunération des responsables politiques à celle des professeurs. La formule provoque. Mais elle soulève une question essentielle : quelle valeur accordons-nous à celles et ceux qui nous apprennent à penser ?
Comme enseignante du supérieur, je mesure ce que le mot « transmettre » contient.
Il y a le cours que l’on prépare.
L’explication que l’on reformule.
Le silence d’un étudiant qui n’ose pas demander.
Le doute que l’on accueille.
Et parfois, cette phrase : « Je ne pensais pas être capable. »
Voilà aussi ce qui se joue dans une salle de classe.
Enseigner, c’est rendre un savoir accessible, donner une méthode, apprendre à argumenter et aider quelqu’un à trouver sa place.
Ce travail mérite une rémunération à la hauteur de ses responsabilités.
Mais la reconnaissance passe aussi par le temps de préparation, les conditions d’exercice, la confiance et la possibilité d’accompagner les étudiants.
On ne peut pas demander une présence attentive tout en considérant comme invisible le travail réalisé avant et après le cours.
On ne peut pas célébrer l’esprit critique tout en oubliant le temps nécessaire pour le construire.
Et on ne peut pas faire de la réussite des jeunes une priorité seulement lorsque vient le moment de prononcer un discours.
Pour autant, baisser la rémunération des élus ne suffirait pas à transformer l’école.
La qualité d’une décision publique dépend aussi de la compétence, du débat, de l’éthique et de la capacité à écouter le terrain.
Le sujet mérite donc davantage qu’un concours entre professions.
Ce que je défends, c’est une cohérence : donner à l’éducation les moyens correspondant à la place que nous affirmons lui accorder.
Car apprendre à penser a des conséquences concrètes.
Comprendre une consigne.
Vérifier une information.
Distinguer un fait d’une opinion.
Exprimer un désaccord sans humilier.
Reconnaître une erreur et revoir son jugement.
Ces compétences servent dans les études, dans l’entreprise, dans la vie quotidienne et dans le débat public.
À l’heure où un outil peut produire une réponse en quelques secondes, apprendre à poser une bonne question et à évaluer cette réponse prend encore plus de sens.
C’est aussi cela, préparer l’avenir.
Je ne crois pas qu’un salaire suffise à faire un bon enseignant.
Je crois qu’une vocation ne devrait jamais servir d’argument pour accepter une reconnaissance insuffisante.
Aimer transmettre ne dispense pas d’être correctement rémunéré.
S’investir auprès des jeunes ne rend pas le temps disponible illimité.
Nous avons tous, un jour, rencontré une personne qui nous a donné envie de comprendre, de progresser ou de croire en nous.
Cette influence mérite une place dans nos choix collectifs.
Selon vous, quelle mesure concrète permettrait de mieux reconnaître le travail des enseignants ?
#Enseignement #Education #Transmission #EspritCritique
Sources LinkedIn
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Nathalie DREAN 📌💡🎓 (LinkedIn)

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