Repartage — contenu de Hervé Polesi, Ph.D.
J'ai cru comprendre qu'il était prévu de mobiliser les unités du RAID dans le cadre de la journée du 24 octobre. Il me semble que c'est une décision particulièrement inadaptée.
Les fonctionnaires du RAID, tout comme ceux du GIGN, sont des individus sélectionnés et entraînés pour des missions particulières, qui dépassent les compétences habituelles des forces de l'ordre.
Ma préoccupation ne porte pas sur le comportement de ces unités sur le terrain de manifestations : ceux que j'ai le plaisir de connaître sont d'un professionnalisme à toute épreuve. Ma préoccupation porte sur la sollicitation hors cadre de ces unités : qu'il s'agisse de terrorisme ou d'individus retranchés chez eux avec des armes, nous avons besoin de ces spécialistes sur les missions qu'eux seuls peuvent traiter.
Les mettre sur le terrain une journée de manifestation, c'est dégainer le katana pour couper une motte de beurre.
Et que dirons-nous si, dans le temps d'après, l'usage du katana est requis ? "Désolé, il est avec la vaisselle sale…".
Ce sont des individus sélectionnés et entraînés. Mais ils restent des humains. Je préfère qu'on les dispense des terrains où ils n'ont rien à faire pour qu'ils puissent répondre pleinement présent si nous avons réellement besoin d'eux. C'est l'occasion de rappeler le lourd tribu que paient ces unités d'élite aux intervention sur des individus forcenés.
Et ce ne sont pas les effectifs que le RAID et le GIGN peuvent aligner qui vont changer la donne sur le terrain.
Alors qui a eu cette idée, et pourquoi ?
Quelle est la prochaine étape ? La mobilisation des fonctionnaires de la SDLP ?
Sources LinkedIn
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Hervé Polesi, Ph.D. (LinkedIn)

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