Repartage — contenu de Nicolas MARIOTTE
Elon Musk hausse le ton à l’approche des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre.
Premier donateur du camp républicain, le milliardaire menace ceux qui envisagent d’enquêter sur ses activités : il promet de retrouver ceux qui « tirent réellement les ficelles » et de s’en prendre à eux, avant d’ajouter :
« Ceux qui prendront l’épée périront par l’épée ».
Cette réaction intervient après les révélations de Politico sur les investigations que préparent les démocrates s’ils reprennent le contrôle de la Chambre des représentants.
Au-delà des conflits d’intérêts potentiels entre ses fonctions gouvernementales et ses entreprises, plusieurs affaires pourraient exposer Elon Musk et ses collaborateurs à des procédures judiciaires.
La plus préoccupante concerne le DOGE, organisme chargé en 2025 de réduire les dépenses fédérales.
En janvier 2026, le ministère américain de la Justice a reconnu devant un tribunal que des membres du DOGE avaient accédé à des données confidentielles de la Sécurité sociale et utilisé des serveurs non autorisés.
Deux collaborateurs avaient également entretenu des contacts avec une organisation cherchant à remettre en cause des résultats électoraux.
Leur comportement a fait l’objet de signalements pour d’éventuelles violations de la législation encadrant l’activité politique des fonctionnaires.
Le bilan financier du DOGE est également sévèrement contesté.
En août 2026, le Government Accountability Office, organisme indépendant de contrôle des finances fédérales, a établi que près de 35 milliards de dollars d’économies annoncées sur les contrats publics ne correspondaient pas à des résiliations effectives ou ne pouvaient être vérifiés.
Pour les subventions, 96 % des économies revendiquées étaient invérifiables.
Certaines suppressions de contrats annoncées n’avaient tout simplement jamais eu lieu.
Les démocrates pourraient aussi examiner les restrictions apportées aux communications satellitaires militaires utilisées par l’Ukraine et les conditions d’attribution des marchés publics à SpaceX.
Car les entreprises d’Elon Musk ont largement bénéficié de l’argent public.
Selon une enquête du Washington Post, elles ont reçu au moins 38 milliards de dollars de contrats, prêts, subventions et avantages réglementaires en vingt ans, dont 22,6 milliards pour SpaceX et 15,7 milliards pour Tesla.
SpaceX doit une partie de son développement aux commandes de la NASA et du Pentagone.
Tesla a bénéficié d’un prêt fédéral de 465 millions de dollars, depuis remboursé, et de milliards de dollars de recettes provenant de crédits réglementaires.
Sources LinkedIn
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Nicolas MARIOTTE (LinkedIn)

Laisser un commentaire