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Une faille informatique majeure a provoqué, mercredi 21 octobre, la fermeture préventive de nombreux sites publics en France et à l’étranger.

Repartage — contenu de Nicolas MARIOTTE

Une faille informatique majeure a provoqué, mercredi 21 octobre, la fermeture préventive de nombreux sites publics en France et à l’étranger.

À l’origine de cette alerte : deux vulnérabilités critiques découvertes dans PHP, un langage de programmation largement utilisé pour faire fonctionner les sites internet.

En France, les sites des impôts, de la Préfecture de police, de nombreuses préfectures et de Météo-France ont été temporairement inaccessibles.

Le ministère de l’Intérieur a confirmé avoir suspendu ses services concernés à la demande de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Des mesures similaires ont été prises aux Pays-Bas et en Finlande.

La gravité de l’incident tient à la nature des failles.

Elles permettraient à un attaquant d’exécuter du code à distance sur un serveur vulnérable, ouvrant potentiellement l’accès aux fichiers, aux bases de données et aux comptes associés.

Guillaume Vassault-Houlière, fondateur de YesWeHack, souligne qu’une exploitation réussie pourrait permettre le vol de données, l’installation de logiciels malveillants ou la prise de contrôle de systèmes.

L’Anssi évoque plus de 600 000 serveurs utilisant PHP sur l’internet français.

Ce chiffre mesure l’ampleur de la dépendance technologique, non le nombre de serveurs effectivement vulnérables.

L’affirmation selon laquelle 70 % des sites français seraient exposés doit également être considérée avec prudence : utiliser PHP ne signifie pas nécessairement utiliser une version ou une configuration affectée.

Le calendrier accroît le risque.

Les développeurs de PHP auraient gardé les vulnérabilités confidentielles pendant deux mois pour préparer les correctifs.

Mais les méthodes d’exploitation auraient circulé dès leur divulgation, avant que toutes les organisations aient pu mettre leurs systèmes à jour.

Dane Knecht, directeur technique de Cloudflare, signale l’apparition de premières tentatives d’attaque et rappelle que les protections déployées sur le réseau ne remplacent pas les correctifs.

L’intelligence artificielle pourrait accélérer cette course : des outils capables d’automatiser certaines étapes d’identification et d’exploitation des failles réduisent les délais de réaction.

L’idée qu’il suffirait de leur fournir une adresse pour compromettre automatiquement n’importe quel site reste néanmoins une extrapolation, et non un résultat démontré dans les éléments rapportés.

Les correctifs étant disponibles, l’urgence porte sur l’identification des installations concernées, leur mise à jour et la vérification des systèmes.

La mise hors ligne préventive recommandée par l’Anssi réduit l’exposition durant ces opérations, au prix d’une interruption parfois coûteuse des services publics et commerciaux.

Sources LinkedIn

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