Ce ne sont pas les vitrines cassées qui choquent mais la cause derrière. (ou l'absence de causes perçues).
Ces quelques secondes sur ce plateau TV en 2019 au moment des gilets jaunes « définissent » totalement le rapport à la violence politique.
Mai 68 a été violent… des affrontements sévères ont même opposé, comme hier à Rouen, des militants d'extrême gauche et d'extrême droite, des voitures ont été incendiées, etc.
La police na pas été tendre, tout comme les manifestants.
Sur le Maïdan, en Ukraine, en 2014, des policiers étaient transformés en torches vivantes par des émeutiers dont je peux vous affirmer que c'étaient « des gens normaux qui travaillaient normalement deux jours avant »… Des gens qui étaient des collègues quelques jours auparavant remplissaient des cocktails Molotov de sable pour que cela puisse brûler « entre les armatures de protection », ils balançaient du haut des toits des machines à laver sur la police en bas qui était acculée…
Bref, la haine avait largement pris le dessus et tout ce qui se passera ensuite n'en sera qu'une conséquence.
On nous sert aussi « les sauvages » « qui pillent », mais la ville d'un ennemi pillée par ses habitants sera transformée en « fait d'armes » et on applaudira bien fort ces mêmes émeutiers.
Bref…On aurait tort de sous-estimer ce qui se passe car une révolte, peu importe qui la mène au final, amène toujours son lot de destructions « stupides » qui retombent souvent sur les plus défavorisés en plus…
Oui, il y a des destructions.
Mais réduire une révolte à ses destructions pour éviter de regarder ce qui la provoquée, c'est précisément ce qui permet de ne jamais rien comprendre à ce qui se passe.
L'intelligence politique, c'est d'y répondre AVANT que cela arrive.
Certains en sont capables, d'autres préfèrent aller voir Céline Dion en concert la vieille.
Sources LinkedIn
- Conversation LinkedIn : voir la publication
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)

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