Repartage — contenu de Jean-Luc Schnoebelen
Le mardi 13 octobre 2026 est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire budgétaire de la France. Pour la première fois, Bercy et l'IGF ont révélé le poids réel des pensions de retraite dans le budget de chaque ministère.
Et le constat est explosif.
Combien coûtent vraiment les retraites en France, c'est ainsi que Nicolas Doze a intitulé sa chronique sur le sujet sur LCI, ce 14 octobre. En mettant en avant un chiffre que peu de Français connaissent : dans la fonction publique, l’employeur verse jusqu’à 82% de cotisations pour financer les pensions, contre seulement 17% dans le privé.
82% vs. 17%. Vous avez bien lu.
C'est-à-dire que l’État cotise presque cinq fois plus que le privé pour les retraites. Pourquoi ? Pour masquer le réel (et immense) déficit des retraites.
Avec quelles conséquences ? D'abord, une partie importante du budget de l’Éducation nationale sert en réalité à payer les retraites de ses anciens fonctionnaires (dont les enseignants). En 2025, l’État français a dû injecter 42 milliards d’euros pour équilibrer le système.
Ensuite, cela explique le fort sentiment (ou devrais-je dire ressentiment ?) qui monte dans le pays, où la population constate que les services publics se dégradent alors que le niveau des taxes et des dépenses publiques reste l'un des plus élevés des pays développés.
Un entrepreneur comme Joan Larroumec l'a d'ailleurs très expliqué sur son compte X, que je vous invite à suivre (lien en commentaire).
Pendant ce temps, le déficit officiel des retraites annoncé par le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) reste affiché à 5 milliards d'euros.
Rappelons que le régime privé des retraites est est déficitaire, lui aussi (-77 milliards d'euros en 2025). Comment est-ce possible ? Les cotisations réelles des actifs représentent 228 milliards, pour 305 milliards de pensions versées (frais de gestion inclus).
Côté privé, pas de surcotisations, mais on finance ce trou de 77 milliards par de la dette, des impôts et diverses subventions. Le résultat final est le même, cela vient aggraver le déficit public ou abîmer la compétitivité économique française.
Parce qu'ils sont la variable d'ajustement à taxer pour permettre à ce système non-viable de tenir, les entrepreneurs de France sont la dernier maillon de cet engrenage qui menace l'équilibre économique et financier du pays. Les difficultés de nos entreprises viennent aussi de toutes ces vérités trop longtemps cachées. Je ne souhaite pas faire de la politique, mais pour nous tous les entrepreneurs, il est temps de se mobiliser sur ces sujets et de prendre la parole, pour le bien collectif.
Regardez cette chronique de Nicolas DOZE et renseignez-vous. Parlez-en.
Avec l'équipe d'Impact Holding, nous aidons tous les jours des entreprises en difficulté à se redresser, en leur apportant un regard neuf et des solutions concrètes. Voilà pourquoi je défends celles et ceux qui entreprennent et qui subissent trop les aléas de notre gouvernance égarée.
Sources LinkedIn
- Conversation LinkedIn : voir la publication
- Profil : Pierre Jean Duvivier dit Sage (LinkedIn)
- Auteur partagé : Jean-Luc Schnoebelen (LinkedIn)

Laisser un commentaire